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Parc Naturel Régional

Proposition n°30 : Être un village acteur et bénéficiaire du futur Parc Naturel Régional qui permettra un développement du territoire tout en préservant notre cadre de vie.

Les Parcs naturels régionaux (PNR) sont nés, en 1967, d’une volonté de promouvoir un aménagement du territoire proche des gens, parce que négocié, et qui n’oppose pas développement et protection de l’environnement.

 

Selon le Code de l’environnement : « peut être classé en Parc naturel régional, un territoire à l’équilibre fragile, au patrimoine naturel et culturel riche et menacé, faisant l’objet d’un projet de développement fondé sur la préservation et la valorisation

du patrimoine. » Il s’agit le plus souvent de territoires fragiles, menacés par la dévitalisation rurale et/ou les pressions urbaines. En outre, la décision de classement repose sur « la qualité et le caractère du patrimoine naturel, culturel et paysager, représentant une entité remarquable pour la ou les régions concernées et comportant un intérêt reconnu au niveau national. »

 

Ainsi, les PNR ont vocation à protéger et valoriser le patrimoine naturel, culturel et humain en mettant en œuvre une politique innovante d’aménagement respectueuse de l’environnement.

 

Les PNR sont un label, gage de qualité et du respect des savoir-faire, contribuant et favorisant le développement de leur territoire. Ils sont un outil polyvalent, agissant tant au niveau de la protection des espaces naturels que de l’aménagement du territoire, du développement économique, social et culturel. Mais ce n’est pas seulement un label, il impose aussi une vision de l’avenir et des orientations territoriales spécifiques via des contraintes établies par les élus eux-mêmes. Il s’agit également tant d’un accompagnement financier du Conseil général et du Conseil régional, que d’un accompagnement en termes de compétences.Ils sont dotés d’une charte, outil concrétisant le projet de développement du territoire et dont la durée de validité est de douze ans maximum. Cette dernière s’impose aux collectivités qui l’ont signée (communes, Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), Département(s) et Région(s)) - devant respecter un certain nombre de mesures qui les concernent sans toutefois engager l’intervention de la structure Parc - et demeure opposable aux documents d’urbanisme locaux, dont les orientations doivent être compatibles avec la charte.

 

46 PNR sont actuellement en fonctionnement à travers le pays.

Ce que nous voulons faire :

1 - La ruralité francilienne et la nécessité des PNR

Entre 2008 et 2010, l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme (IAU) d’Île-de-France a mené un travail de diagnostic sur le territoire du projet de PNR. S’appuyant sur des éléments de connaissance et de réflexion qui ont été collectés et traités ; son objectif était d’apporter un maximum d’informations susceptibles d’éclairer les principaux décideurs sur l’opportunité et la faisabilité d’un PNR dans ce secteur.

 

La définition du périmètre

Le diagnostic a conclu que le territoire Brie et deux Morin répondait bien aux préconisations qu’exigent le classement en PNR. L’IAU a ensuite proposé les contours géographiques du projet, contours qui seront amenés à évoluer à la suite des délibérations des communes. Aujourd’hui, le projet de PNR regroupe 122 communes seine-et-marnaises. Le tout représente un territoire équivalent au quart du département, où réside un peu plus de 150000 habitants.

 

Les grandes caractéristiques du territoire

De ce diagnostic territorial ressort un certain nombre d’atouts et de contraintes conduisant à des enjeux qu’il faudra prendre en compte lors de la phase d’élaboration de la Charte, outre un cadre environnemental de qualité dont on développera plus particulièrement les spécificités dans la deuxième partie de ce rapport. On peut ainsi citer :

 

- L’attractivité du territoire

Le territoire Brie et deux Morin jouit d’un patrimoine culturel et paysager qui fonde son identité rurale, héritée de son histoire avec la présence de bâtiments traditionnels agricoles et l’utilisation de la pierre meulière. Aux portes du pôle urbain de Marne-la-Vallée, de ses équipements et de ses infrastructures de transport, cet espace apparaît donc comme une terre d’accueil pour de nouvelles populations ; preuve en est la dynamique d’accroissement démographique tirée par une population en quête d’un meilleur cadre de vie et de conditions d’habitats moins onéreuses qu’en proche couronne.

Evidemment, cette vitalité démographique ne peut devenir moteur de développement que si elle s’accompagne de la mise en place de politiques locales d’accueil (périscolaire, culture…).

 

- Le développement de filières locales

L’essor des circuits courts de distribution, telle la vente de produits du terroir, constitue une des opportunités de développement. Egalement dans le secteur agricole, on assiste à un retour de la culture du chanvre, destinée au bâtiment, et qui s’accompagne d’une mise en relation des agriculteurs, des collectivités et des industriels pour faire fonctionner cette filière plus respectueuse de l’environnement. Afin de développer celle-ci sur le territoire et d’en récolter les bénéfices en termes d’emplois, le dispositif aura besoin d’être complété par des structures de transformation de la matière première. On peut aussi envisager un possible essor de l’élevage, allant de pair avec une valorisation des fromages locaux, tel le coulommiers, via l’obtention d’une Appellation d’Origine Protégée (AOP).

En outre, le territoire Brie et deux Morin possède de réelles opportunités de développement pour les activités de tourisme et de loisirs ; surtout des activités respectueuses de l’environnement dans ce coin de verdure en périphérie de l’agglomération parisienne.

 

- La fragilité du tissu économique et social

Le revenu moyen par habitant y est de 9653€ (en 2005), c’est à dire inférieur à celui des habitants de l’espace rural francilien hors PNR (10586€). La situation du chômage des jeunes y est également plus préoccupante, avec des taux supérieurs de quatre points à la moyenne régionale (18,2%) ; quant à la part des bacheliers dans la population active, ils sont inférieurs de 1 à 3 points à la moyenne régionale (16,1%) suivant les cantons. Des cantons ont des taux d’emploi (nombre d’emploi par rapport à la population en âge de travailler) inférieurs à 0,5 et alors que la population augmente largement, le nombre d’emplois tend à stagner.

A cela s’adjoint un manque de services de santé, de transport, de garde d’enfants…

2 - Le futur PNR de la Brie et des deux Morins

Au départ, les PNR étaient majoritairement localisés dans des zones isolées et les objectifs poursuivis concernaient la conservation et la stabilisation des niveaux de population locale. Ils se sont par la suite développés dans les aires périurbaines, à l’instar de l’Île-de-France.

 

La Région, dans le cadre de sa stratégie d’aménagement du territoire et des compétences qui lui sont dévolues, a initié une politique de création de PNR qui s’est concrétisée en 1985 par le classement du PNR de la Haute vallée de Chevreuse dans les Yvelines. S’en sont suivis les créations des PNR du Gâtinais français (Essonne et Seine-et-Marne) et du Vexin français (Val-d’Oise) en 1995, et de celui d’Oise-Pays de France en 2004.

 

Les PNR sont ainsi des territoires stratégiques de l’aménagement rural francilien. Ils sont d’ailleurs clairement identifiés par le Schéma directeur régional d’Île-de-France (SDRIF) de 2008 comme partenaires privilégiés pour le développement de l’espace rural.

Le contexte particulier de l’Île-de-France, où les pressions urbaines fragilisent nettement les espaces ruraux qui manquent parfois de structuration, est un terreau évident pour la création de PNR.

 

En Île-de-France, chaque Parc est une réponse locale aux problématiques qui affectent son territoire. En termes d’aménagement de l’espace, les PNR franciliens sont le garant de la cohérence entre les actions initiées par leurs partenaires d’une part, et les objectifs du SDRIF et des documents d’urbanisme locaux d’autre part. Concourant à maîtriser l’évolution de leur territoire, ils disposent d’un plan, définit dans la charte, lequel délimite les secteurs d’urbanisation et offrent un cadre de référence que les communes s’engagent à respecter. Certains ont décidé d’accompagner cette contrainte spatiale avec des limitations de l’accroissement de la population.

Les 46 PNR français

Le PNR Brie et deux Morin reste pour l’instant à l’état de projet, dans l’attente d’un déblocage de la situation concernant la mise en place de la structure de préfiguration. La décision est désormais entre les mains des élus locaux ; leur responsabilité est engagée et ils devront rendre compte de leur choix auprès des habitants du territoire. Même si cette démarche volontaire  implique une longue concertation et des compromis afin de concilier intérêt général et intérêts divergents, il ne faudrait pas tomber dans l’extrême, entre stagnation des postures et procrastination. Après l’échec du PNR des Boucles de la Marne, l’abandon d’un nouveau projet entraînerait une mise à l’écart encore plus prononcée de ce territoire par rapport au reste de la région Île-de-France.

 

Saint-Augustin doit être partie-prenante de ce projet. Notre équipe est mobilisée en ce sens. Clairement, c'est le projet le plus important du nord-est seine-et-marnais pour au moins les 15 prochaines années.

Le 1er périmètre du projet de PNR Brie et deux Morin

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